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Festival de Cannes 2026, trois femmes africaines mises à l’honneur au gala Women in Cinema
Sur la Croisette, les projecteurs ne brillent pas uniquement pour les grandes maisons de couture ou les stars hollywoodiennes. Cette année, lors du prestigieux gala Women in Cinema organisé en marge du Festival de Cannes, trois femmes africaines ont captivé l’attention du monde du cinéma. Une célébration forte, élégante et symbolique qui confirme une réalité : le cinéma africain féminin n’a jamais été aussi visible, ambitieux et influent.
Organisé par la Red Sea Film Foundation, le gala Women in Cinema met en lumière des femmes qui façonnent l’avenir du septième art à travers leurs récits, leur regard et leur engagement artistique. Pour cette édition 2026, trois figures africaines ont été particulièrement saluées : Genevieve Nnaji, Marie-Clémentine Dusabejambo et Samantha Biffot.
Pour beaucoup, la présence de Genevieve Nnaji avait une valeur presque historique. Icône du cinéma nigérian, figure majeure de Nollywood et pionnière d’un cinéma africain capable de dialoguer avec les plateformes internationales, elle incarne depuis plusieurs années une Afrique créative qui refuse les clichés. Élégante et discrète sur le tapis rouge cannois, la star nigériane a surtout été applaudie pour son impact durable sur l’industrie du film africain et pour avoir ouvert la voie à toute une nouvelle génération de réalisatrices et productrices africaines.
Autre moment fort : l’hommage rendu à Marie-Clémentine Dusabejambo. La réalisatrice rwandaise fait partie des voix les plus singulières du cinéma africain contemporain. Son film Ben’Imana, présenté dans la sélection Un Certain Regard, marque une étape importante pour le Rwanda au Festival de Cannes. À travers un cinéma intime, politique et profondément humain, elle raconte les mémoires africaines avec une sensibilité rare.
À ses côtés, la productrice gabonaise Samantha Biffot a également été honorée. Figure incontournable de la production francophone africaine, elle œuvre depuis plusieurs années à faire émerger des récits africains ambitieux sur la scène internationale. Son travail autour de Ben’Imana confirme une tendance de fond : les femmes africaines ne sont plus seulement devant la caméra, elles construisent désormais les structures créatives et économiques du cinéma du continent.
Au-delà des récompenses, cette reconnaissance envoie un signal fort. Longtemps sous-représentées dans les grands festivals internationaux, les femmes africaines imposent aujourd’hui leurs voix, leurs histoires et leurs imaginaires. À Cannes, leur présence ne relève plus de l’exception symbolique : elle devient une évidence artistique.
Dans une édition 2026 du Festival marquée par les débats autour de la place des femmes dans le cinéma mondial, ces distinctions résonnent comme une affirmation puissante. L’Afrique raconte désormais ses propres histoires, et ses femmes en sont parmi les plus brillantes narratrices.


